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Le rhume des foins ou rhinite allergique saisonnière
par Sophie Bouhier


La rhinite allergique saisonnière, communément appelée "rhume des foins", est une allergie se manifestant essentiellement au niveau du nez et très souvent des yeux pendant les périodes polliniques des arbres, des graminées et des herbacées.

Cette maladie relativement bénigne ne doit pas être négligée ni sous-estimée en raison des récidives annuelles (qui peuvent altérer la qualité de vie du patient) et des complications possibles telles que l’asthme.
L’allergie au pollen se traduit par une inflammation d’abord localisée au niveau du nez, atteignant fréquemment les yeux ; on parle ainsi de rhinite ou de rhinoconjonctivite. Cette inflammation peut s’étendre au pharynx, au larynx, aux bronches…
Chez les allergiques, les pollens se comportent comme des allergènes provoquant une réaction immunitaire (fabrication d’Ig E) entraînant une cascade de symptômes.

Quels sont les allergènes en cause ?

Il existe différentes variétés de pollens selon les saisons et les régions. Les pollens sont les semences mâles des plantes, de petits grains de formes très différentes selon les espèces végétales.
Leur dimension moyenne est d’environ 5/100e de millimètre. Ils sont invisibles à l’œil nu. Ces grains contiennent de nombreuses protéines allergisantes ; ils peuvent être transportés par les insectes ou dispersés par le vent. Le contact des protéines allergisantes des pollens amenés par l’air ou le vent avec les muqueuses respiratoires entraîne une réaction allergique chez certaines personnes. Selon les années, les quantités de pollens peuvent être très variables. Les conditions météorologiques sont un facteur déterminant. L’intensité des symptômes est fonction de la quantité de pollen libérée par les plantes. Pour une même quantité de pollen, les symptômes s’aggravent au fur et à mesure de la saison pollinique.

Il existe 3 grandes familles végétales à pollens allergisants
Les arbres
Les graminées
Les herbacées ou herbes sauvages
Un sujet allergique n’est pas systématiquement sensi¬ble à ces trois familles de pollens ni même à tous les pollens d’une même famille. Les fleurs cultivées sont rarement allergisantes.

Quels sont les signes ou symptômes  du "rhume des foins" ?
Le "rhume des foins" se manifeste par trois signes presque toujours présents
Le nez qui coule comme une fontaine
Le nez bouché
Les éternuements fréquents
D’autres manifestations moins constantes peuvent gêner le patient
Démangeaisons des yeux, du nez et de l’arrière gorge
Sensation de sable dans les yeux, qui larmoient
Odorat diminué
Quintes de toux sèche
L’allergie aux pollens peut entraîner fatigue, maux de tête et troubles du sommeil.

Des complications sont possibles
Asthme, s’exprimant parfois par des quintes de toux sèche, en particulier chez l’enfant
Sinusite inflammatoire
Certaines formes d’otites chez l’enfant

À quel âge peut démarrer une rhinite pollinique ?
Le "rhume des foins" peut apparaître à n’importe quel âge, mais le plus souvent entre 8 et 20 ans. Plus rarement avant 5 ans et après 40 ans. Cependant tout est possible, surtout s’il y a un déménagement ou un bouleversement dans la vie d’une personne qui est prédisposée. Une fois installée, la rhinite pollinique persiste de nombreuses années avec une tendance à l’amélioration après l’âge de 60 ans.

Les traitements médicamenteux

- Les antihistaminiques par voie orale sont largement utilisés.
- Les décongestionnants peuvent être utilisés sur une courte période en cas d’obstruction nasale importante. Ils sont contre-indiqués chez les enfants.
- Les anti-inflammatoires présentés en spray nasal, tels que les dérivés de la cortisone réduisent efficacement l’inflammation.
En cas de pollinose confirmée, il est souhaitable de prendre des mesures d’éviction l’année suivante avant l’arrivée des pollens.
- Les traitements par désensibilisation ou immuno-thérapie
Le traitement de désensibilisation dure de 3 à 5 ans. Deux types de désensibilisa¬tion peuvent être proposés :

1 La voie sous-cutanée consiste à injecter de façon régulière des doses croissantes de l’extrait de pollen auquel on est allergique. Le traitement doit débuter à l’automne. Les injections ne sont pas douloureuses mais doivent être effectuées par un médecin ou sous son contrôle. Les résultats de cette méthode sont bons dans plus de 80% des cas lorsque l’allergie au pollen est seule en cause.

2 La voie sublinguale consiste à déposer d’abord tous les jours, puis 2 ou 3 fois par semaine des gouttes de l’extrait de pollen sous la langue, le matin à jeun. La désensibilisation par voie sublinguale est moins astreignante et très bien tolérée. Ce type de désensibilisation peut être débuté plus tardivement.


 
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