Interview Bruno Mocher - Pharma Beaute Mag

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Interview Bruno Mocher

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Bruno Mocher annonce la couleur:

Generik est une entreprise familiale spécialisée dans les produits capillaires de qualité à prix low cost. Fort de son succès auprès des coiffeurs, ses principaux clients,  son fondateur, Bruno Mocher, s’adresse aussi aux pharmaciens qui souhaitent proposer des produits de qualité à petit prix.

Propos recueillis par Sophie Bouhier


Pharma Beauté mag : Comment a débuté l’aventure Generik ?
Bruno Mocher
: J’ai travaillé douze ans chez L’Oréal. J’ai été licencié en 2002. Etant donné que j’avais un réseau, j’ai décidé de me lancer en 2004 avec mon relationnel et mon camion. J’ai commencé avec un monoproduit : une poudre décolorante que je vendais 75 % moins cher. Ce fut un succès car c’est un produit généraliste.

PBM : Quelle est la spécificité de votre marque ?
B.M.
: Justement, nous vendons un produit au juste prix et pas une marque. Il n’y a pas de valeur ajoutée autour du produit. Seulement le produit. Notre spécialité est la couleur à prix attractifs.

PBM : Assumez-vous le terme de low cost ?
B.M.
: Oui.  On peut pratiquer le low cost, respecter ses collaborateurs, les payer normalement, avoir une vraie relation avec ses clients et gagner de l’argent en toute légalité !  Le low cost est un choix de positionnement qui repose sur un modèle économique authentifié. Il s’agit de produire moins

cher pour offrir le meilleur rapport qualité prix aux consommateurs. Ce qui ne signifie ni sous-payer ses collaborateurs ni être hors la loi.

PBM : Pouvez-vous nous en dire plus sur la qualité des produits Generik ?

B.M. : Il s’agit de produits de qualité, fabriqués en France et en Italie par des fournisseurs certifiés ISO 9001. Notre dernière coloration professionnelle ne contient ni ammoniaque, ni résorcine (dérivé de pétrole), ni paraben.

PBM : Parlez-nous de votre équipe…
B.M.
: Nous sommes une entreprise sans hiérarchie. Avec nos dix-huit collaborateurs, nous faisons très peu de réunions et prenons nos décisions très rapidement. Ma sœur, ancienne coiffeuse et gérante de trois salons, collabore avec moi. Elle s’occupe de l’aspect cœur de produit et moi de la partie commerciale.

PBM : Quelle différence y a-t-il entre les produits vendus aux professionnels de la coiffure et ceux vendus en pharmacie ?
B.M.
: Ce sont les mêmes produits, mais avec des contenances plus petites pour les particuliers. Par exemple, les colorants sont en 100 ml pour les coiffeurs et en 40 ml pour les pharmacies.



PBM : Votre stratégie de communication joue plutôt la carte de l’humour. Pensez-vous que cela fonctionne avec les pharmaciens ?
B.M.
: Je connais les pharmaciens depuis un an et demi puisque déjà quatre cents d’entre eux proposent nos colorants. Ils sont intéressés par la marge. En cette période morose, l’humour est un plus. Il ne faut pas avoir peur d’étonner. Et puis, n’ayant pas d’actionnaires, je n’ai de comptes à rendre à personne, donc, autant m’amuser.

PBM : Vous proposez donc des colorants en pharmacie. Quels seront les prochains produits que vous proposerez ?
B.M.
: Des shampoings et une crème spéciale couleur qui existent déjà pour les salons de coiffure. Nous réfléchissons à travailler avec une force de vente extérieure.

PBM : D’où vient le nom Generik ?
B.M.
: Ça a justement un rapport avec le monde de la pharmacie. Avant que je ne me lance en 2004, les médias parlaient beaucoup du phénomène des médicaments génériques. J’ai trouvé l’idée adaptée à ma vision du low cost et j’ai déposé le nom Generik avec un k.

PBM : Quel message souhaitez-vous faire passer aux pharmaciens ?
B.M.
: Je leur dis de donner sa chance au produit et de faire confiance au prix et à la qualité. Je travaille avec douze mille coiffeurs. Mon objectif est que deux mille pharmacies proposent des produits capillaires Generik.

 
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