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CLAIRE BARILLOT

Business > Témoignage
Par  Sophie Poncin
Dans sa pharmacie d’Alleins, petit village des Bouches du Rhône, Claire Barillot met beaucoup d’énergie à convaincre sa patientèle des bienfaits de l’aromathérapie. Portrait d’une passionnée, tout en douceur.
Diplômée à Bordeaux dont elle est originaire, Claire Barillot s’est très vite intéressée à la diététique. « Après mon diplôme de pharmacie, j’ai suivi un DESS de contrôle des aliments à Paris car je ne parvenais pas à trouver ma place en pharmacie. »
Désireuse de rester au contact de la clientèle, elle a toujours fait en sorte de travailler dans des petites structures à taille humaine et ne jure que par le passage au comptoir où le conseil s’avère le plus constructif. « Il m’est déjà arrivé d’indiquer à des clients qui voulaient m’acheter du thym d’aller en chercher dans les collines alentour », explique celle pour qui un conseil gratuit est le meilleur moyen d’attirer la confiance.
Puis, ce fut l’installation dans le sud de la France. A Senas, où elle était assistante, la pharmacienne a commencé à s’intéresser aux huiles essentielles. « J’ai démarré avec les 45 premières huiles de Pranarôme. Mais très vite, j’ai réalisé que je n’en connaissais pas assez et j’ai voulu approfondir. »
Elle entame une première formation avec l’organisme Form’Utip qui propose un ensemble de modules courts à destination des professionnels de santé. « Ce cursus de 48 heures avec Guilhem Jocteur m’a permis de débroussailler le terrain. »
De très bons résultats avec des bonnes connaissances
Suivent d’autres cours, notamment à l’Institut méditerranéen de documentation, d’enseignement et de recherches sur les plantes médicinales (IMDERPLAM), près de Montpellier qui n’ont fait qu’amplifier sa passion.  
En 2008, la pharmacienne reprend une officine à Aix-en-Provence avec un associé. « Là, j’ai pu proposer une centaine d’huiles. » Hasard ou coïncidence, le cabinet d’un médecin aromathérapeute réputé de la ville se trouve justement très proche. Le bouche à oreille fonctionnant, en quelques années, la clientèle vient de plus en plus nombreuse pour s’approvisionner chez Claire Barillot qui acquiert une petite notoriété. « Les gens savaient aussi que j’avais des huiles rares et donc plus difficiles à trouver. » Certains l’appellent même affectueusement « la petite sorcière. ». Un surnom qu’elle assume avec le plus grand naturel.
Depuis deux ans, elle se fournit chez les laboratoires Combe d’Ase. « Ils me proposaient davantage d’huiles rares. Et j’apprécie leur technique de contrôles aléatoires. » Pour elle, c’est un gage de qualité. Elle apprécie aussi leurs conditionnements pour ses préparations.
« Je suis très heureuse quand j’arrive à convaincre mes patients des bienfaits des huiles essentielles et qu’ils reviennent. Bien sûr, il y a un certain pourcentage d’effet placébo, comme pour tous les médicaments. Mais avec les bonnes connaissances, on peut obtenir de très bons résultats. »
Convaincre d’abord ses collaborateurs
Depuis quelques mois, elle a repris une pharmacie de village à Alleins, pas très loin de Salon-de-Provence. Cette officine, c’est aussi grâce aux huiles essentielles qu’elle l’a trouvée puisque qu’elle a sympathisé avec l’ancienne propriétaire lors d’une formation en aromathérapie.
Aujourd’hui, son pari, c’est d’abord de convaincre ses collaborateurs (une titulaire et deux préparatrices) et de les former. « Le plus étonnant, c’est que c’est la plus réfractaire à priori qui a accepté de suivre une formation en premier. Mais il faut beaucoup de patience pour réussir à leur faire tester », s’amuse la professionnelle qui est très attentive à leurs retours. Son mari et ses quatre enfants, eux, sont convaincus depuis longtemps.
Pour elle, la réticence vient du fait qu’il y a beaucoup de méconnaissances au sujet de l’aromathérapie. Mais aussi parce que « de plus en plus d’herboristeries disparaissent et les cours à la faculté dans ce domaine sont très légers. Il n’y a donc plus de cadre. »
La réputation de Claire Barillot l’a suivie car certains clients d’Aix-en-Provence continuent de l’appeler pour lui demander des conseils. Et des médecins aromathérapeutes de la région lui envoient déjà des patients. Parfois même quelques cas un peu particuliers. « Quand je ne sais pas, j’aime bien me renseigner pour apprendre », s’enthousiasme-t-elle.
Bien sûr, pour le moment, la part du chiffre d’affaire liée aux médecines alternatives n’est pas très représentative même si elle a déjà doublé en quelques mois. Mais Claire Barillot est confiante. Elle songe aussi à suivre une formation en cosmétologie pour pouvoir proposer des ateliers sur ce thème dans son officine. Un partage de connaissances de ces forces vitales que contiennent les plantes.

 
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