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La pharmacie Québécoise

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LA PHARMACIE QUEBECOISE :
UN MODELE A SUIVRE ?
par Olivier Berthélemy et Thomas Weil

En cette période estivale, partons faire un petit tour de l’autre coté de l’Atlantique chez nos voisins québécois. Attention, cet article pourrait donner à certains l’envie de s’exiler.

Oubliez l’image des pharmacies françaises que vous avez : c’est un modèle tout à fait différent qui vous attend Outre-Atlantique. En effet, le champ d’activité de nos collègues québécois est bien plus étendu qu’en France. Pouvons-nous y voir le futur de la pharmacie française ? Description d’un autre mode d’exercice.
Un « fournisseur de soins » avant tout
Au Québec, les pharmaciens sont passés de « distributeurs de médicaments » à « fournisseur de soins au patient ». Les soins, centrés sur celui-ci, ont pris le pas sur l’exercice traditionnel de la pharmacie (tel qu’on le voit en France). Par exemple, le pharmacien est habilité à la prise en charge de certaines maladies chroniques, notamment via l’émission d’opinions pharmaceutiques.
Voici un résumé en vidéo de ce qu’un pharmacien québécois peut faire :
Lorsqu’un patient hypertendu n’atteint pas ses cibles tensionnelles, le pharmacien peut émettre une opinion et proposer au médecin un ajustement de dose. Ou encore, en cas d’effet secondaire d’un médicament, le pharmacien doit faire émettre une recommandation au patient, intervenir auprès du prescripteur et assurer un suivi auprès du patient.
D’autres exemples peuvent être cités comme l’administration de médicaments afin d’en faire la démonstration (inhalateurs, injections SC d’insuline par exemple), la rédaction d’ordonnance pour des maux mineurs déjà diagnostiqués (rhinite allergique, herpès labial…), prolonger une ordonnance ou encore la modifier (forme ou dose des médicaments), prescrire des analyses de laboratoires.

Une offre de service appréciée
Cette offre élargie de services est plébiscitée par la population qui n’imagine pas revenir à l’ancien modèle. De plus, ces soins reçus entraînent un coût supplémentaire qui est pourtant tout à fait accepté du grand public. Cette transition ne s’est cependant pas faite de manière uniforme au Canada puisque le Québec vient seulement d’autoriser ces nouvelles pratiques alors que les autres provinces appliquaient déjà celles-ci.
Cette transition est aussi très appréciée des pharmaciens qui trouvent leurs nouvelles missions très stimulantes. Thomas Weil, pharmacien ayant fait ses études en France et qui est parti vivre au Québec confie : « Je me sens plus épanoui professionnellement au Québec. J’ai plus le sentiment de mettre à profit mes 6 ans de fac, et d’être un acteur de santé pour mes patients ».

Une offre de produits plus importante

En plus de la mutation du métier lui-même, la pharmacie en tant que commerce est elle aussi très différente. C’est un business, beaucoup plus diversifié et développé qu’en France. Elle est constituée de deux parties distinctes, séparées physiquement par un mur de plexiglas. D’un coté, la partie commerciale : on y trouve un peu de tout (boissons, gâteaux, laboratoires photos, bureau de poste…etc). De l’autre, la pharmacie en tant que telle avec les médicaments. Un pharmacien peut être propriétaire des deux parties du local, ou juste de la partie pharmacie.
Cette ouverture du métier est jugée comme « très stimulante » par un grand nombre de pharmaciens canadiens, qui n’envisagent plus de se cantonner à vendre des boîtes. Est-ce le modèle vers lequel nous nous dirigeons ?
Merci à Thomas Weil, pharmacien français parti au Québec, pour son aide sur la rédaction de l’article. On vous invite à le suivre sur
son blog ou son twitter.




 
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