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Industrie pharmaceutique : le baromètre de l’emploi 2015 du Leem

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Le Leem vient de rendre public le rapport 2015 sur la situation de l’emploi dans les entreprises du médicament. Ce nouveau baromètre confirme que l’industrie pharmaceutique poursuit son recul en termes d’emploi, et s’arrime en-dessous de la barre des 100 000 personnes, avec 98 810 salariés comptabilisés à fin 2014, en recul de 0,6 % par rapport à l’année précédente.
Cette 7ème année consécutive de baisse de l’emploi fait revenir les effectifs de la branche à leur niveau d’il y a dix ans. Entre 2008 et 2015, ce sont près de 10 000 emplois (9 800 exactement) qui ont été perdus, malgré les recrutements. Néanmoins, le recul des effectifs semble s’infléchir en 2014. Cette diminution des effectifs (-0,6%) s’établit à un niveau inférieur à celui constaté au cours des cinq dernières années (-1,5% en moyenne annuelle). Au total, la baisse de l’emploi salarié en 2014 atteint 640 salariés sur le périmètre sectoriel.
Le recul des effectifs concerne principalement les familles de la commercialisation (-1,47 % vs 2013) et de la R&D tandis que la production et les fonctions supports seraient quasiment stables en 2014. Néanmoins les emplois de production amorcent une légère érosion, avec une baisse de 0,31 %. « Un recul mesuré mais préoccupant pour une fonction longtemps à la hausse, à mettre en rapport avec le recul des investissements productifs constaté ces dernières années et avec la difficulté des sites français à capter de nouvelles productions de médicaments, notamment ceux issus des biotechnologies », note le Leem dans son rapport. Ainsi, sur les 130 nouvelles molécules autorisées en Europe en 2012-2014, seules 8 seront produites en France, contre 32 en Allemagne, 28 au Royaume-Uni ou 13 en Italie. « Cette difficulté à se voir confier la production de nouvelles molécules est à mettre en rapport avec le recul de 0,63 % des effectifs de Recherche & Développement sur le sol français. Il existe en effet un lien direct entre la capacité à délivrer de l’innovation, et celle à produire cette même innovation sur un territoire donné », estime le Leem.
D’une manière générale, 45% des entreprises du secteur voient leurs effectifs diminuer en 2014, 35% enregistrent une progression. Le recul des effectifs concerne plus largement les grandes structures (à partir de 1 000 salariés) ; seul un tiers des unités employant moins de 200 salariés ont vu leurs effectifs se réduire en 2014 (contre deux tiers des entités de plus de 2 000 salariés).

Une part élevée des effectifs dans la R&D
La famille de métiers de la production demeure la plus importante avec 43% des effectifs en 2014 tandis que la part élevée des effectifs dans la famille Recherche et Développement (14% en 2014)  constitue une des principales caractéristiques du secteur. Enfin, la proportion d’emplois dans la commercialisation est nettement plus élevée dans les PME.
Les 5 principales régions d’implantation des établissements rassemblent 76% des effectifs de la branche. Les principales régions d’implantation du secteur sont l’Ile-de-France (43,1%), la région Rhône-Alpes (13,2%), la région Centre (9,3%), la Haute-Normandie (7,0%), l’Alsace (3,6%) et la région Midi-Pyrénées (3,1%). A noter que plusieurs catégories de personnels itinérants sont recensées aux sièges des grandes entreprises. Cela contribue à augmenter les effectifs dans les régions où se concentrent les sièges notamment l’Ile-de-France.
L’emploi du secteur se caractérise par une majorité de salariés en CDI (89,0%) ou en CDD (5,5%) présentant une ancienneté assez élevée (12,8 ans en moyenne) tandis que l’âge moyen des salariés en CDI ou en CDD (43,1 ans) continue de progresser à un rythme de l’ordre d’une année tous les 3 ans.
Le taux de féminisation des emplois dans l’industrie pharmaceutique s’élève à 56,8% en 2014 alors que ce ratio n’est que de 29% dans l’ensemble de l’industrie manufacturière. La proportion de femmes dans les effectifs diminue légèrement avec la baisse des effectifs.
La pyramide des âges présente un profil élargi dans les tranches d’âge médianes (de 35 à 55 ans). L’intégration des jeunes se fait à un âge assez avancé (niveau d’études correspondant à des durées de scolarité…) tandis que le nombre d’alternants et de stagiaires demeure élevé (4 400 stagiaires, apprentis et contrats de professionnalisation).
La répartition des effectifs selon la classification des emplois traduit le haut niveau de qualification des salariés. Les cadres (catégories 6 à 11 des emplois) rassemblent 50% des emplois en CDI-CDD du secteur.

Les salaires dans l’industrie pharmaceutique
Le niveau moyen de rémunération pratiqué dans la branche se situe en moyenne à 20% au dessus des salaires constatés dans l’ensemble des industries chimiques. Le haut niveau de qualification des salariés du secteur explique largement cet écart. Par ailleurs, le niveau médian du salaire de base d’un salarié de la branche se situe en moyenne à 1,38 fois le minimum conventionnel de sa catégorie.
En 2014, le salaire médian dans la branche s’établit à 3 146 € et le salaire moyen à 3 843 €. Une part importante (22%) de la rémunération totale des salariés de la branche provient, en moyenne, d’éléments qui s’ajoutent au salaire de base. Parmi ceux-ci, les primes variables (primes commerciales, sur objectif…) et les autres primes (prime d’ancienneté…) représentent ensemble 14,2% de la rémunération totale en moyenne tandis que l’intéressement et la participation contribuent ensemble à hauteur de 7,0% de la rémunération.

L’industrie du médicament continue à recruter
Le rapport souligne le dynamisme de la politique sociale du secteur avec de forts investissements en formation, des rémunérations attractives, un bon niveau de recrutement des séniors et un taux de féminisation élevé (57 %). L’industrie du médicament continue à recruter fortement, avec l’embauche de près de 8 500 personnes en 2014 (CDI et CDD) et un taux de recrutement de l’ordre de 8,6 %. L’industrie du médicament propose des métiers accessibles à un large éventail de qualifications, du bac professionnel au phD (doctorat), en passant par les BTS/Licences professionnelles et les diplômes de pharmacien, de médecin, d’ingénieurs ou les masters universitaires.


 
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