L’expert : Aude Maillard, Docteur en Pharmacie, Aromathérapeute et Réflexologue. - Pharma Beaute Mag

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L’expert : Aude Maillard, Docteur en Pharmacie, Aromathérapeute et Réflexologue.

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Praticienne et diplômée en aromathérapie scientifique, réflexologie plantaire et olfactothérapie, Aude Maillard a une approche très complète des huiles essentielles, à la fois scientifique et énergétique. C’est aussi et avant tout une passionnée des huiles essentielles avide de transmettre son savoir. Aude Maillard anime aujourd’hui des ateliers d’Aromathérapie Aroma-Zone et est également à votre disposition pour des consultations personnalisées : pour davantage d’informations, connectez-vous sur www.aude-maillard.fr
 
Bien que les mycoses vaginales soient bénignes, elles sont relativement fréquentes au sein de la population féminine et peuvent s’installer de manière chronique. Au-delà de l’apaisement qu’elles peuvent apporter, les huiles essentielles sont les seuls actifs thérapeutiques à proposer une perspective d’éradication du champignon et permettre ainsi de sortir du cercle vicieux des récidives.
 
 
La muqueuse vaginale est une interface. Elle est dotée d’une flore de protection d’origine bactérienne dont l’équilibre détermine l’immunité locale et même encore au-delà. Cet écosystème est intelligemment constitué pour faire barrage à tous les germes susceptibles de s’introduire. Sans la présence de bactérie, la vie humaine n’aurait sûrement pas pu émerger du chaos créateur et, depuis des millions d’années, l’Homme co-évolue avec elles. Les interfaces – c’est-à-dire les endroits en contact avec le milieu extérieur comme la peau, la bouche, la muqueuse vaginale, les intestins – sont habillées par un impressionnant rempart bactérien. Le microbiote intestinal représente à lui tout seul plus de bactéries que le nombre de cellules dans l’ensemble du corps humain ! Ces germes cohabitent, s’autorégulent, sont hautement hiérarchisés et dépendent étroitement de l’environnement. Comme si cette population bactérienne, dans sa nature et sa composition, était le reflet d’habitudes de vie, d’alimentation, d’une histoire personnelle et d’une aptitude physiologique, neurovégétative et même psycho-émotionnelle à réagir face à un stimuli ou une agression. L’immunité gynécologique est ainsi en étroite relation non seulement avec les habitudes intime de chaque femme mais, bien au-delà, avec également l’équilibre digestif et surement même son état psychique.
 
 
L’immunité féminine, un équilibre global
 
Si la présence du candida albicans dans le vagin est totalement bénigne, elle est tout de même le témoin d’une immunité en berne. Et a fortiori si ce champignon s’exprime de manière périodique. Les rapports sexuels, le port de pantalon trop serré, les excès de produits laitiers ou de sucre, les périodes de fin de cycles, de fatigue et de bouleversement émotionnel, les sorties en piscine ou bien la fin de l’été après les baignades estivales… : voilà autant d’occasions favorables pour déclencher démangeaisons, irritations, brûlures voire coupures au niveau des lèvres, associées à des pertes blanches épaisses ressemblant à du lait caillé. Ces symptômes nécessitent une consultation pour s’assurer de la nature du germe à l’origine de l’infection gynécologique. Car malheureusement, bien d’autres microbes peuvent aussi déstabiliser l’immunité féminine et nécessiter un autre traitement que les soins anti fongiques. L’approche aromatique, qui est avant tout naturopathique, suggère, surtout dans le cas d’infections à répétition, des soins locaux associés à une purification de la flore intestinale. La zone gynécologique est en effet en contact rapproché avec les intestins. Il a été vérifié que le candida albicans qui loge dans la lumière intestinale, profite de certaines opportunités pro-inflammatoires, comme les congestions du bas ventre, annonciatrices de règles, les irritations intestinales ou encore les échauffements des muqueuses suite aux rapports sexuels, pour migrer vers des zones de proximité comme le vagin. A cet endroit, il semble trouver les conditions favorables pour s’y installer, les muqueuses deviennent inflammatoires périodiquement, l’équilibre microbiotique est perturbé et donc l’immunité locale aussi. Se débarrasser du champignon est donc important, car il ouvre la porte à d’autres infections gynécologiques bien plus préoccupantes comme les infections à papillomavirus, à chlamydia ou à gardenella. Purifier et régénérer ses intestins avec les huiles essentielles est donc absolument nécessaire pour espérer venir à bout de cette baisse immunitaire gynécologique. Le protocole proposé plus bas associe des conseils loco-régionaux à la prise de gélules à faire soi-même à la maison. Les gélules vides, disponibles en pharmacie, doivent être achetées de taille 0 (zéro), la taille standard pour l’adulte. La gélatine peut être d’origine végétale ou animale, sachant toutefois que cette dernière est plus résistante aux actifs aromatiques que celle d’origine végétale, d’où la possibilité de préparer ainsi ses gélules à l’avance si besoin. Encapsuler les huiles essentielles est absolument nécessaire pour retarder leur assimilation et les inviter à descendre jusqu’aux intestins, pour les mettre en contact avec les bactéries intestinales et le champignon qui contamine les lieux. Le protocole doit être impérativement associé à des mesures d’hygiène alimentaire favorables, comme la suppression des produits laitiers et des aliments à index glycémique rapide (pain blanc, pates et riz blanc, gâteaux, miel, viennoiseries, confitures, et diminuer aussi les fruits sources de fructose dont raffole le candida albicans). Sa durée doit être d’au minimum deux mois puis, ensuite, ces gélules peuvent être prises ponctuellement en prévention sur quelques jours, en réponse à des excès alimentaire ou à une fatigue.
 
 
Bien plus qu’une cure antifongique
 
La synergie proposée par voie interne rassemble un arsenal aromatique spécifiquement ciblé pour ses propriétés anti-fongiques, destinées à éradiquer le champignon tapis dans les intestins.Lemongrass, laurier noble, origan et thym sont par ailleurs bien connus pour leurs bienfaits digestifs et les agréments gustatifs qu’ils apportent sous les papilles. Une attention particulière doit être portée sur le choix des HE de thym et d’origan : l’HE de thym saturéoides et celle d’origan kaliteri sont les plus ciblées sur le problème fongique et peuvent être utilisées sur plusieurs semaines sans aucun risque hépatique. A l’inverse duthym à thymol et de la plupart des HE d’origan. Ces gélules sont aussi anti-inflammatoires des parois digestives, régulatrices des réactions de fermentation et putréfaction (laurier), régulatrices du transit (géranium Bourbon), équilibrantes du système neurovégétatif et même endocrinien (géranium Bourbon et thym satureoides), protectrices hépatiques et pancréatiques (géranium Bourbon), immuno-modulante, régulatrice et purifiante de la flore intestinale… Un vaste programme (encore loin d’être exhaustif) pour une seule gélule, comme si l’appel originel de la banale mycose vaginale était une invocation à une remise en ordre complète des systèmes.
 
 
Localement, adopter les bons gestes
 
Pour optimiser le confort gynécologique et surtout être en cohérence avec le protocole par voie interne, certains gestes sont incontournables pour se sortir du cercle vicieux des récidives et retrouver la sérénité.
 
 
Gérer la crise de démangeaison
 
Il existe tout un panel d’huiles essentielles utiles pour apaiser, désenflammer les muqueuses et traiter le champignon lorsqu’il s’exprime. Il est important par contre de les diluer suffisamment sous peine d’exacerber les problèmes car la zone est particulièrement sensible. Le soin local proposé plus bas est ainsi tout à fait adapté. Camomille noble et lavande aspic apporteront fraîcheur et apaisement, géranium et fragonia ont des propriétés particulièrement anti-fongiques et immunomodulantes. Ces quatre HE réunies restituent un parfum agréable pour une zone des plus délicates. La synergie peut être utilisée à tout moment de la journée pour améliorer le confort gynécologique ou bien encore juste avant un rapport sexuel pour prévenir les récidives. Son utilisation régulière apporte très vite une sensation de mieux-être, une meilleure résistance aux agressions et donc une meilleure immunité au féminin.
 
 
L’hygiène intime, un geste thérapeutique
 
Les femmes attendent des produits d’hygiène intime plusieurs exigences. Avant tout, un confort intime évident (douceur, parfum) mais aussi une protection voire une restauration de l’équilibre bactérien et « chimique » de ce milieu. En effet, la flore vaginale et les pH jouent un rôle important dans la défense immunitaire de la zone. Ainsi, des produits de toilette trop bactéricides ou au mauvais pH (trop acide ou à l’inverse trop alcalin) bousculent tout l’écosystème de la muqueuse externe et amènent des sensations inconfortables, prurit, sécheresse, et même des infections comme des mycoses. Le pH légèrement acide de ce milieu varie selon la période du cycle et l’endroit sur la muqueuse. Il se situe entre 4,5 et 8. Il semble donc évident qu’au quotidien l’emploi de savon à pH neutre ou légèrement acide est recommandé. Le pH des HE se situe en général entre 4 et 6, il est donc généralement acide. Si les HE sont donc incorporées dans le geste d’hygiène intime, le pH sera respecté. Pour préserver l’équilibre de l’écosystème, il est conseillé de s’orienter vers des HE plutôt apaisantes, antifongiques et assainissantes. Celle de bois de Hô, de tea tree, de lavan
de fine ou encore de géranium d’Egypte ou Bourbon, sont particulièrement adaptées. Il suffit de déposer juste une goutte au choix (pas plus) dans le creux de la main et de faire mousser abondamment la savonnette ou le gel savonneux, puis de procéder aux gestes habituels (ne pas appliquer d’HE pures sur la muqueuse gynécologique). Il est possible aussi de mélanger au préalable les quatre HE citées dans un flacon et d’en utiliser une goutte à chaque toilette. Hygiène, plaisir et confort sont garantis.
 
 
L’équilibre intime reflet de l’épanouissement sexuel
 
L’équilibre des microbiotes semble aussi en partie résonner avec l’équilibre subtil de l’individu : son système nerveux, ses émotions et sûrement même ses énergies. Et la réciproque est également vraie : l’équilibre des écosystèmes est nécessaire à la vitalité psychique. En ce qui concerne la flore vaginale, le comportement sexuel et les éventuels blocages qui lui sont associés (conscients ou inconscients) participent sûrement à l’équilibre physiologique et organique de cette zone. Il peut être intéressant, dans l’intention de faire céder des schémas répétitifs infectieux, d’associer aussi une approche sur le plan subtil et émotionnel, en utilisant les propriétés neurovégétatives et informationnelles des HE. L’une d’entre elles résonne entre mille, celle d’ylang ylang (complète). Cette fleur au profil sensuel et délicat porte en elle « la sexualité dans tous ces états » : morphotype botanique (finesse des pétales débridés et ouverts), propriétés informationnelles et olfactives (voluptueuses, rondes, aphrodisiaques et génératrices d’envies et des plaisirs de l’incarnation), propriétés thérapeutiques (réharmonisation du système neurovégétatif). Cette odeur rééduque toutes les déviances du comportement sexuel (mythomanie ou frigidité par exemple). Par simple olfaction au quotidien, elle peut s’inscrire dans une démarche globale psycho-émotionnelle pour réharmoniser le confort féminin et épanouir la sexualité d’une manière générale. A diluer de la façon suivante : 30 gouttes dans un flacon de 10 ml et compléter jusqu’en haut avec une huile végétale de noyau d’abricot. A déposer en quantité nécessaire sur le bas ventre au moins 2 fois par jour, à respirer en même temps profondément et à ne pas oublier juste avant un rapport sexuel.

PROTOCOLE AROMATIQUE MYCOSE VAGINALESOIN LOCAL CALMANT et TRAITANT

Propriétés : anti-fongique, antiprurigineux, anti-inflammatoire, rafraîchissant. Indications : irritations, brûlures et démangeaisons de la vulve, prévention ou traitement   des mycoses vaginales. A réaliser dans un flacon de 30 ml, en verre teinté, muni d’un compte-gouttes

HE géranium Bourbon, Pelargonium graveolens CV Bourbon 1 ml
HE camomille romaine, Chamaemelum nobile 1 ml
HE lavande aspic, Lavandula latifolia 0,5 ml
HE fragonia, Agonis fragrans 0,5 ml
ML calendula 26 ml

Recommandations d’utilisation : En application, avec la quantité nécessaire, sur la vulve et l’ensemble des parties génitales, 2 (en prévention) à 4 fois par jour, selon les besoins, pendant 10 à 15 jours.
Peut être utilisé ponctuellement, en cas de simples irritations ou bien avant les rapports sexuels, comme lubrifiant intime, pour prévenir la récidive de la mycose.
Peut être utilisé sur un tampon en cas de mycose vaginale récidivante. Dans ce cas, imprégner un tampon au deux tiers et l’introduire au fond du vagin. Le renouveler toutes les 3 à 4 heures.

MYCOSES VAGINALES RÉCIDIVANTES Gélules restauratrices (voie orale) de la flore intestinale infestée par le candida albicans
 
Propriétés : antifongique, bifidogène, immunomodulante.Indications : infections à candida albicans, mycose intestinale, mycoses récidivantes au niveau vaginal ou bien unguéal, buccal ou cutané.
HE origan kaliteri, Origanum vulgare kaliteri 2,5 ml
HE tea tree, Melaleuca alternifolia 5 ml
HE lemongrass, Cymbopogon flexuosus 5 ml
HE thym saturéoides, Thymus saturéoides 2,5 ml
HE géranium Bourbon, Pelargonium graveolens CV Bourbon 2,5 ml
HE laurier noble, Laurus nobilis 2,5 ml
HV nigelle QSP 100 ml

Réalisation : dans un flacon vide de 100 ml en verre teinté muni d’un compte-gouttes capillaire, mettre l’ensemble des HE selon les quantités indiquées et compléter avec l’HV de nigelle jusqu’en haut du flacon.

Recommandations d’utilisation : VOIE ORALE
Remplir une gélule vide taille 0 (pour adultes), prendre 1 gélule à la fin des repas, deux fois par jour, 5 jours sur 7 seulement, pendant au moins 2 mois.

CONTRE-INDICATIONS : enfants, femmes enceintes et allaitantes, antécédent de cancer hormono-dépendants.

A SAVOIR : les gélules vides taille 0 sont disponibles en pharmacie. Si la réalisation de la synergie pour la voie orale semble compliquée ou douteuse, ne pas hésiter à commander cette synergie prête à l’emploi à la pharmacie, ou bien d’y trouver des conseils pour sa réalisation. Le respect des doses et le choix des HE sont primordiaux pour la voie orale.

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